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Glossaire · Agents

MCP : c’est quoi ?

Catégorie Agents · au cœur de nos projets de intégration IA

À retenir

MCP : comment fonctionne ce protocole ?

Le protocole MCP organise un échange entre un client et un serveur. Le client peut être une application qui utilise un modèle de langage ; le serveur décrit les capacités qu’il met à disposition. Ces capacités peuvent être des outils à appeler, des ressources à lire ou des modèles de consigne réutilisables.

Lorsqu’un utilisateur formule une demande, l’application choisit si un outil est nécessaire. Elle envoie alors au serveur un appel structuré avec les paramètres attendus. Le serveur exécute l’opération dans le périmètre prévu, puis renvoie un résultat. Le modèle aide à décider quoi demander ou à expliquer le résultat ; le protocole n’autorise pas, à lui seul, une action.

  • Un outil décrit son nom, ses paramètres et le résultat qu’il renvoie.
  • Une ressource fournit un contenu identifié, par exemple une procédure ou une fiche produit.
  • Le client doit gérer l’authentification, les confirmations et les erreurs qui surviennent pendant l’appel.

Cette séparation est importante : une fonction « rechercher une commande » n’est pas la même chose qu’une fonction « modifier une commande ». Concevoir deux outils distincts rend les droits et les validations plus lisibles. Elle évite aussi qu’une instruction rédigée en langage naturel soit directement interprétée comme un accès illimité à un système métier.

À retenir

MCP : quelle place dans un système d’IA ?

MCP fournit une convention d’intégration. Il peut réduire le code spécifique nécessaire lorsqu’une même application doit utiliser plusieurs capacités : recherche documentaire, lecture d’une fiche CRM, création d’un brouillon ou calcul interne. Il ne transforme pas une API existante en service sûr ou bien documenté ; le serveur reste responsable de ce qu’il expose.

Pour une entreprise, l’intérêt est de présenter des actions métier étroites plutôt que de donner à une application un accès direct à toutes les tables ou tous les écrans. Un outil peut, par exemple, retourner le statut d’une livraison pour le compte demandé, sans permettre de parcourir les commandes d’autres clients. Le résultat reste soumis au contexte de l’utilisateur connecté.

  • Décrivez l’action dans le vocabulaire métier et limitez les paramètres aux données nécessaires.
  • Retournez des erreurs explicites quand une information est absente ou qu’un accès est refusé.
  • Conservez un journal qui relie l’appel, l’identité, la donnée consultée et l’effet produit.

Un agent IA peut s’appuyer sur ces capacités pour consulter ou préparer une action. Une intégration IA traite les adaptations nécessaires à votre système. Le cas de conception et de déploiement d’un serveur est détaillé dans notre article serveur MCP en entreprise ; cette page se limite à la définition du protocole.

À retenir

Quels risques encadrer avec MCP ?

Un outil correctement décrit peut néanmoins être dangereux s’il dispose de droits trop larges. Le principe du moindre privilège consiste à accorder au serveur et à chaque appel le minimum requis. Une recherche n’a pas besoin d’écrire ; une mise à jour de coordonnées n’a pas besoin de supprimer une fiche ; une opération financière mérite une confirmation hors du texte généré.

Les assistants sont exposés à la prompt injection : un document consulté ou un message reçu peut tenter de détourner leurs consignes. Il faut considérer le contenu fourni par un outil comme une donnée à traiter, non comme une instruction fiable. Les actions proposées par un modèle doivent être validées par des règles côté serveur, indépendamment de la formulation de la demande.

  • Testez les paramètres mal formés, les identités insuffisantes et les tentatives de sortie de périmètre.
  • Exigez une validation humaine pour les écritures sensibles ou les opérations non réversibles.
  • Révoquez les accès inutiles et examinez les journaux après un changement d’outil ou de droit.

Nous déconseillons une exposition globale d’un ERP ou d’un espace documentaire à un assistant. Commencez par une capacité en lecture, sur un jeu d’utilisateurs limité, avec une règle claire de retour arrière. Un audit IA aide à identifier les données concernées, les responsabilités et les scénarios d’échec avant qu’un connecteur ne soit utilisé en production.

Application

Exemple en entreprise

Un assistant de support consulte un outil MCP limité à la recherche dans la base de procédures validées. Il peut afficher l’extrait et son lien, mais il ne peut ni modifier un article ni accéder aux dossiers des salariés. Le conseiller choisit ensuite d’envoyer ou non sa réponse.

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À poursuivre, selon votre cap.

Questions fréquentes

Avant de partir, les réponses utiles.

MCP : c’est quoi ?
MCP est un protocole qui décrit comment une application d’IA peut découvrir et appeler des capacités fournies par un serveur. Il standardise les échanges entre logiciels. Les droits, l’authentification et les validations doivent toutefois être définis séparément dans chaque système connecté.
MCP est-il une API ?
MCP n’est pas une API métier particulière : c’est une convention permettant de présenter des outils et ressources à une application d’IA. Une API existante peut être utilisée derrière un serveur MCP. Ce serveur doit encore traduire les appels, vérifier les droits et limiter les actions autorisées.
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