À retenir
Comment fonctionne une base de données vectorielle ?
Une base de données vectorielle ne compare pas seulement les mots exacts. Chaque passage est transformé en une liste de nombres, appelée embedding, qui représente certains rapprochements de sens. La question de l’utilisateur est transformée de la même façon. L’index recherche ensuite les vecteurs voisins et renvoie les passages, leurs identifiants et leurs métadonnées.
La proximité calculée n’est pas un jugement de vérité. Deux textes peuvent se ressembler mathématiquement tout en traitant d’exceptions différentes. C’est pourquoi le découpage des documents, le choix des champs conservés et les filtres métier influencent autant le résultat que le modèle d’embeddings. Un extrait doit pouvoir être relié à sa source, à sa version et à sa date de publication.
- Extraire les documents autorisés depuis leur source de référence.
- Les découper en passages qui conservent assez de contexte pour être compris.
- Associer à chaque passage son vecteur et ses métadonnées : type, langue, version, propriétaire ou droit.
- Appliquer les filtres avant ou pendant la recherche, puis retourner les passages sélectionnés.
Une recherche utile peut combiner un terme précis et une similarité sémantique. Par exemple, une référence de contrat demande souvent une correspondance exacte, alors qu’une question formulée avec des mots différents bénéficie des vecteurs. La conception doit choisir cette combinaison selon le corpus réel, et non selon une promesse générale.
La base vectorielle est donc une brique de recherche. Elle ne remplace pas la gestion documentaire qui décide quel contenu est publié, corrigé ou retiré.